La Commission du Développement (DEVE) du Parlement Européen se penche sur la destination réelle de l’aide aux séquestrés de Tindouf (Farid Mnebhi)

Suite aux auditions du Commissaire Européen en charge de la Gestion des Crises, M. Janez Lenarcic, et l’intervention de l’eurodéputée, Mme Dominique Bilde, au Parlement Européen, la Commission du Développement (DEVE) du Parlement Européen s’est saisi officiellement, le 02 juillet 2020, de l’affaire du détournement de l’aide humanitaire destinée aux populations sahraouies marocaines séquestrées dans les camps de la honte de Tindouf en territoire algérien.

A préciser, qu’une large partie de cette aide humanitaire est revendue pour soutenir l’achat d’équipement militaire et que le nombre de séquestrés sahraouis marocains présents dans les camps de la mort sis à Tindouf sont surestimés afin de capter davantage de subsides.

La député européenne a, d’ailleurs, précisé dans son intervention, que les autorités algériennes ont systématiquement refusé le recensement des embastillés sahraouis marocains de Tindouf malgré les multiples demandes répétées de l’ONU.

Elle a également souligné les horribles abus que subissent ces séquestrés sahraouis marocains auxquels s’ajoute la crise du Coronavirus (COVID-19) sur laquelle le polisario entretient l’omerta la plus totale.

Pour sa part, le Commissaire Européen en charge de la Gestion des Crises, Monsieur Janez Lenarcic, a reconnu explicitement qu’il existait des doutes réels sur le nombre de bénéficiaires de l’aide humanitaire en raison de l’impossibilité d’accéder dans certaines zones des camps des séquestrés sahraouis marocains de Tindouf.

En effet, les camps de Tindouf constituent une zone de non-droit où les organismes et observateurs internationaux ne peuvent accéder librement pour effectuer un recensement des populations, lequel est systématiquement refusé par l’Algérie qui abrite ces camps sur son territoire.

Le même black out a d’ailleurs entouré la communication autour du nombre des personnes atteintes ou décédées de la COVID-19 dans ces camps où la situation sanitaire est déplorable.

L’affaire du détournement de l’aide humanitaire européenne par le polisario et l’Algérie est revenue avec force dans le contexte de la COVID-19.

Dans ce contexte de crise sanitaire, les autorités algériennesont multiplié récemment les appels à l’adresse des bailleurs de fonds et des organismes humanitaires pour fournir l’aide humanitaire aux populations sahraouies séquestrées sur son propre territoire.

Ces demandes d’aides ont fait bondir le député européen, Monsieur Ilhan Kyuchyuk, dans un communiqué publié le 01 juillet 2020, s’insurgeant face à l’inaction de Bruxelles devant la poursuite des détournements de l’aide humanitaire par le polisario et les responsables algériens.

Il rappelé qu’en janvier 2015, un rapport de l’Union Européenne, rédigé en 2007 par l’Office Européen de Lutte Anti-Fraude (OLAF) dévoilait le système de détournement massif d’aide humanitaire orchestré par le polisario avec la complicité des responsables algériens.

Il a révélé également que ce trafic se poursuit activement à ce jour et qu’une large partie de l’aide humanitaire serait chaque année revendue en Mauritanie pour financer le polisario et ses opérations contre la souveraineté territoriale du Maroc.

Pourquoi donc Bruxelles refuse-t-elle d’enquêter sur ces actes malgré les preuves qui s’accumulent ? Pourquoi l’UE continue-t-elle d’envoyer près de 10 millions d’Euros par an de matériel à un camp dont elle ne connaît même pas le nombre réel de séquestrés sahraouis marocains ? Cet argent est celui du contribuable des pays européens et il est plus que temps de demander des comptes à Bruxelles et à l’Algérie !

Ces preuves ont été dévoilées au grand jour sur la base d’investigations menées sur le terrain et à travers des témoignages accablants et sont corroborées par la multiplication des appels incessants des responsables algériens auprès des bailleurs de fonds et des organisations humanitaires, suite à la propagation de la COVID-19, à renflouer les caisses du polisario et celles de leurs intendants algériens.

Farid Mnebhi.

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