{"id":3304,"date":"2018-10-02T15:09:08","date_gmt":"2018-10-02T15:09:08","guid":{"rendered":"http:\/\/anatem.info\/?p=3304"},"modified":"2018-10-03T15:14:36","modified_gmt":"2018-10-03T15:14:36","slug":"maroc-tourisme-miami-tahiti-kontiki-ces-piscines-de-casablanca-qui-font-rever","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/anatem.info\/?p=3304","title":{"rendered":"Maroc \/ Tourisme : Miami, Tahiti, Kontiki\u2026 Ces piscines de Casablanca qui font r\u00eaver!"},"content":{"rendered":"<p>A une \u00e9poque bien lointaine, Casablanca \u00e9tait vraiment \u201cblanche\u201d. Une ville qui d\u00e9gageait une qui\u00e9tude imperturbable, une splendeur majestueuse, un charme irr\u00e9sistible. Alors, comment pouvait-on passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des plaisirs offerts par la cit\u00e9 qui a donn\u00e9 son nom \u00e0 l\u2019une des productions cultes d\u2019Hollywood ?<\/p>\n<p>Seule une petite partie des \u201cautochtones\u201d, issus g\u00e9n\u00e9ralement de milieux bourgeois ou instruits, avait r\u00e9ussi, d\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance, \u00e0 en p\u00e9n\u00e9trer les secrets et \u00e0 en d\u00e9chiffrer les codes, \u00e9tablis et savamment gard\u00e9s par une forte communaut\u00e9 europ\u00e9enne h\u00e9rit\u00e9e de l\u2019\u00e9poque coloniale.<\/p>\n<p>En onde de choc du souffle \u00e9mancipateur qui d\u00e9vastait les conservatismes un peu partout dans le monde, \u00e0 la fin des sixties, la jeunesse casablancaise, plus nombreuse \u00e0 fr\u00e9quenter les bancs de classe et les amphis universitaires, amor\u00e7ait une r\u00e9volution tranquille dans la ville, sans remettre en cause son cosmopolitisme, son ouverture et sa tol\u00e9rance.<\/p>\n<h2>La Dolce Vita!<\/h2>\n<p>Une jeunesse plus d\u00e9contract\u00e9e prenait la vie \u00e0 bras le corps. Des adolescents et des jeunes, filles et gar\u00e7ons, se lan\u00e7aient \u00e0 la conqu\u00eate de \u201cleur\u201d cit\u00e9, qui n\u2019attendait que le moment o\u00f9 ses enfants viendraient \u00e0 elle.<\/p>\n<p>Casablanca \u00e9tait \u00e0 l\u2019avant-garde et l\u2019\u00e9picentre de tous les mouvements culturels, intellectuels et artistiques du pays. On consommait la vie sans mod\u00e9ration. On trouvait des salles de cin\u00e9ma \u00e0 chaque coin de rue, des salles de spectacle et des biblioth\u00e8ques.<\/p>\n<p>Le civisme et la bonne intelligence sociale magnifiaient un panorama d\u00e9j\u00e0 agr\u00e9ment\u00e9 par de somptueux \u00e9difices Art D\u00e9co, qui n\u2019avaient rien \u00e0 envier aux constructions de Paris ou New York.<\/p>\n<p>Les jeunes de Casablanca vont parachever leur mouvement par l\u2019apprivoisement des hauts-lieux de vill\u00e9giature que recelait leur ville, en l\u2019occurrence les f\u00e9\u00e9riques piscines datant de l\u2019\u00e8re du protectorat.<\/p>\n<p>C\u2019est dans les bassins, les transats et les bungalows de ces \u00e9tablissements que des g\u00e9n\u00e9rations de Casablancais vont conna\u00eetre les plus beaux moments de leur vie et assouvir pleinement le d\u00e9sir de libert\u00e9, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 \u201cpersonne ne d\u00e9rangeait personne\u201d. N\u2019\u00e9tait-ce pas la Dolce Vita ?<\/p>\n<h2>L\u2019\u00e2ge d\u2019or de la Corniche.<\/h2>\n<p>\u201cC\u2019\u00e9tait une atmosph\u00e8re joyeuse, d\u00e9tendue et libre entre gar\u00e7ons et filles, jeunes et moins jeunes, dans le respect absolu des uns envers les autres\u201d, jure Najib Senhadji, un Casablancais ayant v\u00e9cu l\u2019\u00e2ge d\u2019or de la Corniche d\u2019Ain Diab.<\/p>\n<p>Reconverti en acteur associatif voulant contribuer, avec des amis, \u00e0 redonner \u00e0 la m\u00e9tropole son \u00e9clat d\u2019antan, Najib \u00e9voque, d\u2019un ton doux-amer, ces piscines qui \u201cfaisaient partie int\u00e9grante de la vie de la jeunesse de Casablanca\u201d.<\/p>\n<p>Il raconte comment les jeunes, friqu\u00e9s ou fauch\u00e9s, devenaient fr\u00e9n\u00e9tiques d\u00e8s que le farniente pointait son nez. \u201cChacun de nous essayait de collecter, bien avant l\u2019\u00e9t\u00e9, le maximum d\u2019argent et se doter des accessoires du bon estivant\u201d. Et pour \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme tel, il fallait afficher des articles uniques, surtout pour le maillot de bain, la casquette et l\u2019ambre solaire.<\/p>\n<h2>Estivants des quatre coins du monde<\/h2>\n<p>\u201cL\u2019ambiance \u00e9tait aux belles silhouettes et \u00e0 la bonne musique\u201d, rench\u00e9rit B. Moukan, qui boucle trois d\u00e9cennies de loyaux services au Tahiti Beach Club, anciennement c\u00e9l\u00e8bre pour son concours Miss Tahiti rassemblant de belles cr\u00e9atures venues des quatre coins du monde.<\/p>\n<p>La quasi-totalit\u00e9 des piscines casablancaises, y compris la fameuse d\u00e9funte Piscine Municipale, ont \u00e9t\u00e9 construites, en bordure de mer, durant la premi\u00e8re moiti\u00e9 du si\u00e8cle dernier pour accueillir les familles fran\u00e7aises arriv\u00e9es dans les bagages du protectorat.<\/p>\n<p>Ensuite, ce furent les vagues successives des Europ\u00e9ens et des Am\u00e9ricains qui \u00e9taient \u00e0 la recherche d\u2019un havre de paix et d\u2019une qualit\u00e9 de vie meilleure.<\/p>\n<p>Sur la grande terrasse flambant neuf du Tahiti, qui a accept\u00e9 de nous ouvrir ses portes, en ce beau matin de juillet 2018, une vieille dame, le regard perdu au loin, \u00e9tait assise seule, probablement \u00e0 la poursuite d\u2019un souvenir lointain sur cette m\u00eame terrasse qu\u2019elle conna\u00eet depuis plus de 60 ans.<\/p>\n<p>\u201cVous voyez cette dame, c\u2019est une ancienne Miss Tahiti. Elle est rest\u00e9e une fid\u00e8le cliente, comme tant d\u2019autres. M\u00eame \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 90 ans, elle vient r\u00e9guli\u00e8rement en compagnie de ses enfants et petits-fils, devenus, \u00e0 leur tour, des membres patent\u00e9s du club\u201d, raconte Moukan, un quinquag\u00e9naire encore bien portant.<\/p>\n<h2>\u201cOn \u00e9tait libre!\u201d<\/h2>\n<p>Lorsque Moukan a d\u00e9barqu\u00e9 pour la premi\u00e8re fois \u00e0 Ain Diab, en 1988, on organisait encore le concours Monsieur Muscles sur la plage, o\u00f9 des hommes posaient pour des photographies avec leurs maillots de bain et d\u00e9filaient fi\u00e8rement devant le jury et un public d\u00e9complex\u00e9 et subjugu\u00e9 par ces corps d\u2019orf\u00e8vre.<\/p>\n<p>Quand bien m\u00eame \u201cson\u201d club a \u00e9t\u00e9 totalement restaur\u00e9 et r\u00e9am\u00e9nag\u00e9 \u201cavec go\u00fbt\u201d pour garantir aux visiteurs plus de confort, le serveur-barman semble nourrir une profonde nostalgie pour les ann\u00e9es fastes de la Corniche, o\u00f9 les tournois inter-plages \u00e9taient aussi c\u00e9l\u00e8bres et attendus que le derby.<\/p>\n<p>En ravivant la m\u00e9moire de ceux qui ont connu cette \u00e9poque, on ressent le m\u00eame regret pour l\u2019all\u00e9gresse et la gaiet\u00e9 du pass\u00e9, le tact et l\u2019indulgence des gens, l\u2019entrain et la sympathie des jeunes qui savaient mettre le beau morceau au bon moment sur un juke-box.<\/p>\n<p>\u201cOn se sentait libre et on l\u2019\u00e9tait dans tous les sens du terme. Et on se sentait en s\u00e9curit\u00e9. On pouvait se comparer sans complexe aux stations baln\u00e9aires europ\u00e9ennes et autres\u201d, relate Najib Senhadji, un homme des m\u00e9dias et l\u2019un des co-fondateurs de l\u2019association AnouArts, qui \u0153uvre pour la promotion de la culture et des arts dans la m\u00e9tropole.<\/p>\n<p>La plage, les restaurants et les piscines en enfilade sont toujours l\u00e0 ou presque, mais c\u2019est l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit, la tol\u00e9rance et l\u2019ambiance bon enfant qui font d\u00e9faut \u00e0 la Corniche, transform\u00e9e en Sisyphe par les interminables travaux qu\u2019on lui fait subir \u00e0 l\u2019approche de chaque saison d\u2019estivage.<\/p>\n<p>Un op\u00e9rateur de la place nous confie en apart\u00e9 que, dans les temps qui courent, nul n\u2019osera organiser un concours de beaut\u00e9 ou de body-building sur la plage car, au nom du puritanisme rampant, il sera tout simplement lynch\u00e9 sur les r\u00e9seaux sociaux.<\/p>\n<h2>Il \u00e9tait une fois Anfa Plage, Acapulco, Miami Tropicana et Sable d\u2019Or\u2026<\/h2>\n<p>Creusant dans ses souvenirs les plus enfouis, Rachid Andaloussi, \u201cl\u2019enfant de Casablanca\u201d, dessine, comme il sait le faire dans son quotidien d\u2019architecte, le topo des piscines casablancaises : \u201cLongeant cette corniche on trouve l\u2019Eden Piscine, avec son bassin unique, lieu de pr\u00e9dilection des adolescents. En se dirigeant vers l\u2019actuelle corniche, on d\u00e9couvre la piscine Sable d\u2019Or, avec ses deux beaux bassins, ses plongeoirs et ses immenses vestiaires pour recevoir les nombreux lyc\u00e9ens qui en ont fait leur lieu de rencontre\u201d.<\/p>\n<p>Sable d\u2019Or, qui \u00e9tait situ\u00e9e \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019actuel h\u00f4tel de luxe Four Seasons, n\u2019a plus aucune existence mat\u00e9rielle. La piscine a \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement ras\u00e9e. Il n\u2019en reste que le nom et les bribes de souvenirs. Un d\u00e9tail qui devrait mettre en col\u00e8re Andaloussi, puisqu\u2019il pr\u00e9side l\u2019association Casam\u00e9moire qui s\u2019est consacr\u00e9e \u00e0 la sauvegarde du patrimoine architectural.<\/p>\n<p>\u201cPuis, il y a Anfa Plage, l\u2019actuel Club Paradise, la piscine s\u00e9lecte et raffin\u00e9e avec son restaurant reconnu. Non loin, le Lido avec ses toboggans, ses plongeoirs, sa plage piscine restreinte, v\u00e9ritable lieu de convivialit\u00e9 pour les beaux gosses de la ville, un lieu si caract\u00e9ristique car enti\u00e8rement vitr\u00e9 pour se prot\u00e9ger du vent\u201d.<\/p>\n<p>Il fait une mention sp\u00e9ciale \u00e0 \u201cl\u2019incontournable\u201d Tahiti avec sa quinzaine de bassins divers, ses terrains de sport, sa belle d\u00e9coration en paillotes et ses nombreuses animations ponctuelles.<\/p>\n<p>Coll\u00e9 \u00e0 ce lieu de rencontre interg\u00e9n\u00e9rationnelle, de tous Marocains sans distinction aucune, sociale ou religieuse, on retrouve l\u2019Acapulco, le Tropicana, Miami avec sa jet\u00e9e, reconnu pour son restaurant et ses bassins naturels \u00e0 l\u2019eau de mer ainsi qu\u2019un beach-club et un solarium priv\u00e9s.<\/p>\n<p>Miami qui a ajout\u00e9 \u00e0 ses piscines d\u2019eau de mer un des plus beaux fitness club d\u2019Afrique, un des plus grands, avec une caract\u00e9ristique unique qui fait que pratiquement toutes ses salles donnent sur la mer.<\/p>\n<p>Une piscine couverte et chauff\u00e9e aux normes les plus exigeantes compl\u00e8te cet am\u00e9nagement de haut niveau. Cette piscine est devenue le rendez-vous incontournable pour l\u2019entra\u00eenement des tri-athl\u00e8tes du pays. Ce complexe exceptionnel de Miami est g\u00e9r\u00e9 de main de ma\u00eetre, et n\u00e9anmoins en bon p\u00e8re de famille, par Jaouad Damanhori qui a fait d\u2019une affaire familiale s\u00e9culaire un lieu de vie et un espace exceptionnel, convivial et sportif. Najib Senhadji, lui, garde une sympathie certaine pour le Kontiki avec ses r\u00e9serves d\u2019eau, \u201co\u00f9 l\u2019on se baignait avec les m\u00e9duses et les oursins et une piste de danse dot\u00e9e d\u2019un juke-box\u201d, regrettant sinc\u00e8rement les moments de d\u00e9tente au caf\u00e9 Calypso, o\u00f9 \u201ctout le monde \u00e9tait heureux de vivre\u201d.<\/p>\n<h2>L\u2019Eldorado des jeunes des quartiers populaires.<\/h2>\n<p>A quelques encablures de la Corniche, direction plage Lalla Meryem, on tombe sur les ruines de l\u2019une des plus c\u00e9l\u00e8bres piscines de Casablanca, l\u2019Eden Roc, principale attraction du secteur El Hank, plut\u00f4t connu par son phare, le plus haut du pays.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait une sorte d\u2019Eldorado des jeunes des quartiers populaires, qui se constituaient en bandes rivales aux territoires bien d\u00e9limit\u00e9s, sans pour autant outrepasser les r\u00e8gles de biens\u00e9ance.<\/p>\n<p>Loin de \u201cl\u2019\u00e9litisme\u201d des piscines d\u2019Ain Diab et du \u00absnobisme\u00bb du Sun Beach, unique club priv\u00e9 de la corniche, l\u2019ambiance \u00e9tait plus chaude et plus fringante \u00e0 l\u2019Eden Roc, o\u00f9 il \u00e9tait d\u2019usage de bomber le torse pour tracer son pr\u00e9-carr\u00e9.<\/p>\n<p>\u201cL\u2019entr\u00e9e \u00e9tait \u00e0 10 dirhams seulement et les \u00e9l\u00e8ves munis de leur carte de scolarit\u00e9 ne payaient que la moiti\u00e9 du tarif\u201d, se rem\u00e9more Abdelmjid, un cinquantenaire aux cheveux poivre et sel.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui p\u00e8re de famille, Abdelmjid n\u2019a rien perdu de l\u2019espi\u00e8glerie des gar\u00e7ons de Derb Sultan. Il raconte toujours avec autant de jovialit\u00e9 les ficelles dont on usait pour profiter de la baignade au moindre co\u00fbt.<\/p>\n<p>Il fallait juste avoir le bon contact et le bon tuyau. Comme avoir parmi ses copains le fils d\u2019un employ\u00e9 de banque pour se procurer \u00e0 prix r\u00e9duit un carnet de tickets, qui \u00e9taient vendus notamment dans les agences bancaires.<\/p>\n<h2>Comme un poisson dans l\u2019eau.<\/h2>\n<p>Plus \u00e0 l\u2019ouest de la ville, \u00e0 13 km de la Corniche, les autorit\u00e9s coloniales ont \u00e9rig\u00e9, \u00e0 Ain Sebaa, une piscine baptis\u00e9e Oc\u00e9anic Club pour distraire les ouvriers fran\u00e7ais, espagnols et italiens, qui faisaient tourner la zone industrielle.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tablissement gardera le m\u00eame cachet et la m\u00eame identit\u00e9 apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance du pays. Un lieu pris\u00e9 par les prol\u00e9taires et leur prog\u00e9niture. Mais, quand on pique un joli plongeon, on ne se soucie gu\u00e8re de son statut, comme un poisson dans l\u2019eau.<\/p>\n<p>Source : Jamal CHIBLI et Anas BELHAJ (MAP)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A une \u00e9poque bien lointaine, Casablanca \u00e9tait vraiment \u201cblanche\u201d. 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