Maroc / Proc?s des accus?s dans l’affaire Gdeim Izik : Rapport de quatre observateurs italiens

Quatre juristes ont assisté en qualité d’observateurs au procès ouvert devant le tribunal Militaire de Rabat. Ils ont assisté, à partir du jeudi 14 février 2013, à la poursuite de ce procès concernant 24 personnes répondant des chefs d’accusation suivants : «Atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat, constitution de bandes criminelles, violences sur les forces de l’ordre ayant entraîné la mort avec préméditation et mutilation de cadavres ».

Onze fonctionnaires représentants des forces de l’ordre ou ayant assisté les forces de l’ordre dans leur mission, ont en effet été assassinés, dans des conditions particulièrement atroces, le 8 novembre 2010, lors de l’évacuation du camp de Gdim Izik, près de Laâyoune, au sud du Maroc.

Les observateurs ont pu faire les constatations suivantes :

• Trois jours de procès transparent, bien organisé et équilibré.

• Ils ont enregistré que les accusés se sont présentés en toute liberté. D’ailleurs, les accusés ont eu la liberté de parole et d’expression, comme la prononciation des slogans politiques, faisant de la propagande typique aux thèses du Front Polisario. D’ailleurs, ils se sont présentés avec des vêtements traditionnels du Sahara et sans menottes.

• Les accusés ont eu des contacts directs avec le public dans le tribunal.

• Un nombre important d’observateurs internationaux et plusieurs organes de presse ont eu la possibilité d’assister au procès à l’intérieur du tribunal et ont vu et entendu comment les événements se sont passés au moment de démantèlement du camp de GdimIzik. Ceci était possible grâce à la traduction en quatre langues différentes, comme l’arabe, l’anglais, le français et l’espagnol.

• Ils ont sûr et certain que le déroulement du débats et des échanges est un indicatif sans équivoque, d’un procès clair, équitable et équilibré entre le procureur et la défense.

• La culpabilité des 24 accusés a été mise en exergue par le procureur en s’appuyant sur des vidéos, des photographies et des témoignages.

• Le juge « civil », a accordé le temps nécessaire à toutes les parties pour que chacune  présente ses arguments. En plus, il a assuré aux avocats de la défense le droit de parole, de plaider le temps qu’il faut afin de démontrer l’innocence des accusés.

• A l’extérieur du tribunal, toutes les parties, familles des accusés, comme celle des victimes, ont exprimé librement leur position sur ce procès, et ils avaient le droit de manifester en totale liberté.

• Il ne s’agit, en aucun cas, d’un procès politique, en effet les représentants des partis politiques et institutionnels ont soutenu les familles des victimes en toute transparence à l’extérieur du tribunal.

• A travers ce procès, le Maroc, en invitant des observateurs internationaux, des associations pour les droits de l’Homme, des journalistes… a voulu montré sa bonne foi et que les droits de l’Homme sont respectés et garantis.

Signés :

Dr. Sara BARESI (Milan)

Dr. Massimiliano BOCCOLINI (Napoli)

Dr. Francesco DE REMIGIS (Rome)

Dr. Velia LACOVINO (Rome).

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