Le Maroc, premier pays africain à ouvrir ses portes pour la production de véhicules électriques, lance également un important programme d’investissement dans le domaine de l’industrie automobile

Après avoir reçu, à Casablanca le 09 décembre 2017, le Président Directeur Général (PGD) du groupe Chinois « BYD Auto Industry », Monsieur Wang Chuanfu, l’un des leaders mondiaux du transport électrique, le Souverain du Maroc et le PGD de « BYD Auto Industry » ont présidé, au Palais Royal de Casablanca, la cérémonie de signature du protocole d’accord prévoyant la construction à terme de trois autres usines, l’une de batteries électriques, l’autre de bus et camions électriques et la dernière pour fabriquer des trains électriques.
Ce projet de grande envergure et unique en Afrique envisage à court et moyen termes l’installation d’une usine de batteries, d’une usine de véhicules de tourisme électriques, d’une usine d’autobus et de camions électriques et d’une usine de wagons de trains monorails électriques sur une superficie de 50 hectares, dont 30 hectares couverts et créera 2.500 emplois directs.
L’ensemble de ces projets seront implantés près de Tanger, dans la future « Cité Mohammed VI Tanger Tech », une « ville industrielle » portée par le groupe chinois Haite et dont la création a été annoncée en mars 2017.
Cette unité de production devrait permettre au Maroc de se positionner sur le véhicule électrique en développant un écosystème englobant la fabrication de batteries, de monorails électriques, ainsi que de véhicules de tourisme et de bus/camions, l’objectif étant la construction de 100.000 véhicules par an, de 400 bus/camions, de 15 km de poutres de monorail et de 100 wagons de monorail.
Un projet qui répond parfaitement à la volonté ferme de Sa Majesté le Roi de dynamiser et moderniser les infrastructures du Maroc et de diversifier les partenariats avec des acteurs mondiaux de poids, notamment ceux en provenance de Chine, à la faveur des visites Royales réussies dans ce pays. Il est le reflet éclatant de l’exemplarité des relations politiques et économiques avec la Chine et qui sont promises à un bel avenir.
De plus, avec la signature de ce projet, le Maroc est reconnu, pour être une plateforme compétitive de production automobile. N’est ce pas là un projet précurseur de BYD, qui introduit de nouvelles spécialisations au Maroc, inscrit résolument le Maroc dans la dynamique à l’œuvre au niveau mondial consistant à développer de nouvelles formes de transport alliant efficacité et respect de l’environnement.
Ce partenariat stratégique, respectant totalement l’écosystème ainsi que les choix stratégiques du Maroc, sous la conduite du Roi Mohammed VI, démontre avec force que le Maroc s’associe à un acteur pionnier dans le secteur des énergies renouvelables et de la mobilité électrique et intègre, pour la première fois en Afrique, la filière du transport électrique, dont la production sera destinée tant à l’export qu’au marché local.
II/ Imposante dynamique d’investissement dans le domaine de l’industrie automobile
Par ailleurs, le Souverain marocain a présidé, le 11 décembre 2017 au Palais Royal de Casablanca, la cérémonie de signature de cinq conventions relatifs à l’implantation de 26 usines de sous-traitants, principalement pour le compte des groupes français Renault et PSA Peugeot Citroën, pour des investissements d’1,23 milliard d’euros et la création de 11.568 emplois directs.
Ces investissements concernent des équipementiers français mais aussi espagnols, japonais ou américains, dont « Renault » avec six accords dans le cadre d’un écho système, « Peugeot » en a signé 13 pour le développement du sien, l’équipementier français Valeo a, quant à lui, signé deux conventions, et les cinq autres investissements seront réalisés dans le cadre du développement d’un écosystème de câblage et de connectique.
Ces nouveaux documents d’investissements confirment le positionnement avéré du Maroc dans le secteur industriel sur des activités à très haute valeur ajoutée, ainsi que de la parfaite confiance d’opérateurs internationaux de renom dans le programme industriel marocain.
Force est donc de conclure que le projet de réalisation au Maroc par le groupe chinois « BYD Auto Industry » d’un écosystème de transport électrique ainsi que la signature de documents relatifs aux investissements industriels dans le secteurs industriel automobile d’un montant global de 1,23 milliards d’Euros attestent, un temps soit peu, du changement de dimension industrielle à l’oeuvre au Maroc qui migre ostensiblement vers un modèle économique solide confortant sa marche vers le concert des nations émergent.
Ils contribueront également à l’édification dans le choix du Roi du Maroc pour le développement des relations sino-africaines : celle d’un Maroc, prolongeant la Route de la Soie, vers l’ensemble du continent Africain.
Farid Mnebhi.

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