Gaza : Le Maroc devient le premier pays à s’engager dans la Force internationale de stabilisation
Le Maroc franchit un cap diplomatique et militaire majeur. Sur Très Hautes Instructions Royales, Rabat a officialisé son adhésion à la Force internationale de stabilisation de Gaza, devenant le premier ?tat à signer un tel accord avec le Conseil de Paix. Cet engagement confirme la volonté du Royaume de passer à une diplomatie d’action concrète.
Un engagement pionnier sur le terrain
La signature de cet accord s’inscrit dans la continuité des opérations humanitaires menées par le Maroc depuis le début du conflit à Gaza. Le Royaume s’est distingué comme le seul pays à pouvoir acheminer d’importantes aides via un itinéraire terrestre, déployant des hôpitaux de campagne et distribuant près de 280 tonnes de matériel humanitaire, en plus d’un appui financier de plus de 2,2 millions de dollars via l’Agence Bayt Mal Al-Qods.
Rappelons que lors de la réunion inaugurale du Conseil de Paix à Washington, le 19 février 2026, le Maroc a concrétisé son implication par plusieurs mesures phares dont :
- Une contribution financière inaugurale au budget du Conseil;
- Le déploiement d’officiers supérieurs au sein de l’?tat-Major de la Force;
- L’envoi d’un contingent de police et de gendarmerie pour former les forces locales;
- L’installation d’un hôpital de campagne militaire;
- Le lancement de programmes de déradicalisation et de promotion de la coexistence.
La solution à deux ?tats comme boussole diplomatique
Cet engagement sur le terrain n’altère en rien la position historique du Royaume. Présidé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Comité Al-Qods réaffirme que la stabilité régionale repose exclusivement sur la solution à deux ?tats. Le Maroc soutient ainsi l’établissement d’un ?tat palestinien souverain, basé sur les frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, coexistant en paix et en sécurité avec Israël. Rabat a d’ailleurs salué les initiatives diplomatiques du Président Donald Trump, considérées comme un catalyseur déterminant pour l’aboutissement de ce processus de paix.
Le courage de l’action face au piège des discours
Par la signature de cet accord historique avec le Conseil de Paix, le Maroc ne se contente pas de marquer l’histoire diplomatique : il redéfinit les contours de la responsabilité internationale au Proche-Orient. En devenant le premier pays à engager officiellement ses forces de police, sa gendarmerie et ses officiers supérieurs au sein de la Force internationale de stabilisation de Gaza, le Royaume fait un choix audacieux. Celui de substituer le pragmatisme du terrain à la rhétorique stérile des déclarations de principe.
Depuis le début de ce conflit dévastateur — dont le bilan humain de plus de 70 000 victimes brise le cœur et la conscience du monde —, deux postures s’affrontent sur la scène internationale. D’un côté, le dogmatisme des postures politiques, souvent prisonnier du double standard ou des rivalités régionales. De l’autre, la doctrine marocaine, portée par la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI : une diplomatie de l’acte tangible, guidée par une exigence d’efficacité et d’humanité.
Il y a un courage immense à déployer un contingent dans un Gaza en ruines, là où tout reste à reconstruire. Mais que l’on ne s’y trompe pas : cette Force internationale, adoubée par l’ONU, n’est pas une force d’occupation. Elle est un bouclier pour les civils, un catalyseur pour le retour des familles déplacées et le socle sur lequel la nouvelle police palestinienne pourra rebâtir l’ordre public. L’action du Maroc n’est pas partisane ; elle est un arbitrage en faveur de la vie. Elle concrétise une étape décisive pour passer des promesses du Plan de paix à la réalité d’un cessez-le-feu durable.
Cette présence sur le terrain ne dilue en rien les convictions de Rabat. Bien au contraire, elle les fortifie. En sa qualité de Président du Comité Al-Quds, le Souverain marocain maintient une ligne claire et inflexible : la paix n’existera que par la solution à deux ?tats. Un ?tat palestinien indépendant et souverain, incluant Gaza, établi sur les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, vivant côte à côte avec Israël dans une sécurité mutuelle. C’est précisément cette crédibilité unique — celle d’un pont permanent entre le monde arabo-musulman et la communauté internationale, saluant au passage le rôle moteur des médiateurs et l’implication décisive du Président Donald Trump — qui permet au Maroc d’agir là où d’autres s’enferment dans l’impuissance.
Le leadership ne se mesure pas au volume des communiqués de presse, mais au poids de l’aide que l’on est capable d’acheminer. Qu’il s’agisse des 280 tonnes de vivres acheminées par des voies terrestres inédites ou des millions de dollars investis via l’Agence Bayt Mal Al-Qods, le Maroc prouve que la paix est un investissement politique, financier et humain. Aujourd’hui, en envoyant ses soldats et ses médecins bâtir un chantier de paix sur un théâtre de guerre, le Royaume rappelle une vérité essentielle : la dignité d’un peuple se défend par des actes, pas par des slogans.
Compilation de A.M. El Atlassi