La diplomatie marocaine sous l’impulsion royale porte au sommet la défense des intérêts du Royaume (Politologue)

Paris, le 17 juin 2021 (MAP) – La diplomatie marocaine, sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, porte au sommet la défense des intérêts du Maroc et des Marocains, souligne le politologue, Mustapha Tossa.

Dans une analyse publiée jeudi, l’éditorialiste décortique la portée, la trajectoire et les messages forts de la diplomatie marocaine.

“Celui qui scrute attentivement les faits et gestes de la diplomatie marocaine inspirée par SM le Roi Mohammed VI , depuis le début de la crise avec l’Espagne, ne peut que constater des formes de fulgurance originales qui apparaissent dans les choix du Maroc”, écrit Mustapha Tossa dans cette analyse publiée sur le site Atlasinfo.

“Celui qui essaie d’en décoder les messages, la portée et les trajectoires ne peut que constater les effets d’une diplomatie en mouvement, militante avec un objectif : porter aux sommets la défense des intérêts du Maroc et des Marocains”, a-t-il souligné.

“De l’inattendu, du surprenant, avec des accélérations réelles et des ruptures constructives, mais le tout logé dans une grande cohérence, inspirée par une intelligence d’Etat qui marque la différence”, relève-t-il, affirmant que “depuis le début de la crise avec l’Espagne, la diplomatie marocaine a revêtu une inédite tenue de combat, faite de détermination, de retenue sur fond d’insubmersibles convictions”.

Selon le politologue, “cette crise a enfanté de nouveaux réflexes et installé de nouvelles approches dont la portée va changer en profondeur les relations de voisinage”.

Et d’expliquer que “le véritable enjeu avait commencé lorsque devant les nombreuses provocations de l’institution militaire algériennes par Polisario interposé (…), le Maroc a réussi à garder son sang froid et à ignorer les appels à la mésaventure militaire lancés par ce que l’opposition et la rue algérienne appellent dorénavant le gang d’Alger, un sobriquet qui va comme un gant à l’actuel système mafieux qui gère la gérontocratie en Algérie”.

C’est ainsi que “le triste feuilleton de Mohammed Benbattouche, alias Brahim Ghali a été géré par la diplomatie marocaine avec une telle fermeté qu’un grand incendie politique a failli ravager toute la structure du pouvoir espagnol. A tel point que Madrid a dû appeler à la rescousse la solidarité européenne pour sortir de ce goulot”, souligne le politologue.

Et “même lorsque, dans leur guerre médiatique et politique contre ce Maroc qui les interpelle sur la viabilité démocratique de leurs institutions, la séparation des pouvoirs judiciaire et politique et surtout la sincérité de leur partenariat stratégique, ils font appel à l’angoisse migratoire de l’Europe, font ressurgir tous les cauchemars, le Maroc a réussi à trouver du répondant”, assure-t-il.

En outre, “la décision royale de rapatrier les mineurs marocains en déshérence sur les territoires européens fut un coup de maître qui avait vidé brusquement de toute sa substance toute la stratégie espagnole de faire passer le Maroc pour un pays maître chanteur”, affirme Mustapha Tossa, relevant qu’après cette décision à grande valeur politique est venu “le coup de génie qui va rester dans les mémoires, celui d’avoir décidé d’aider et de faciliter le retour des marocains du monde à leur pays d’origine pour les vacances d’été alors que la crise Covid bat encore son plein avec ses dures conséquences économiques et sociales”.

“Au delà du fait que cette décision royale souligne la vive importance qu’accorde le Maroc à ses citoyens du monde, elle souligne par ricochet la particularité du traitement dont jouit le citoyen marocain alors que les ressortissants d’autres pays voisins étaient traités dans les aéroports européens comme du bétail, que leur gouvernement si prompt à financer généreusement les séparatistes du Polisario, les traitait avec mépris et indifférence”, affirme-t-il, soulignant qu’il n’y qu’a voir les réactions dans les réseaux sociaux pour se rendre compte de cette différence de traitement, du tremblement de terre symbolique que cela a généré entre des citoyens valorisés par leur pays et d’autres laissés à l’abandon comme s’ils étaient apatrides.

Selon le politologue, “dans ce panorama d’actes diplomatiques et qui ont récemment marqué les esprits, SM le Roi Mohammed VI apparaît comme un leader réactif à son époque, inventif face à qui peut s’apparenter à des dilemmes, n’hésitant pas à prendre des décisions compatibles et à la hauteur des crises et des tensions qu’affrontent les marocains”.

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