? New York, les Etats-Unis scellent leur alliance historique avec le Maroc et rejettent le « statu quo » au Sahara
NEW YORK, le 26 septembre 2026 (Source : MAP et Rédaction) — En marge de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, la diplomatie américaine a franchi une nouvelle étape symbolique dans son soutien à l’intégrité territoriale du Royaume chérifien. ? l’issue d’une rencontre bilatérale de haut niveau, le Secrétaire d’?tat adjoint américain, Christopher Landau, a solennellement réaffirmé l’engagement indéfectible des ?tats-Unis en faveur du développement de la région du Sahara sous la souveraineté du Maroc.
Ce positionnement s’inscrit dans la continuité historique du décret présidentiel américain de décembre 2020, qui reconnaissait la pleine souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud. Devant la presse, aux côtés du ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, le haut diplomate américain a évoqué une « vision commune » tournée vers une coopération économique et structurelle accrue dans la région.
La fin d’un différend cinquantenaire
Abordant le fond d’un dossier qui conditionne la stabilité géopolitique de l’Afrique du Nord, Christopher Landau ne s’est pas embarrassé de fioritures rhétoriques. Constatant que ce différend régional – né au lendemain du départ des troupes coloniales espagnoles et de la Marche Verte en 1975 – s’enlise désormais depuis plus de 50 ans, il a fermement tranché : «Ce statu quo ne peut être maintenu ».
Exprimant la volonté de Washington d’accélérer le calendrier onusien, il a affirmé que l’administration américaine avait «hâte d’œuvrer avec le Maroc et les autres acteurs concernés en vue de résoudre ce conflit une fois pour toutes », apportant un soutien implicite mais net à la dynamique du plan marocain d’autonomie, de plus en plus plébiscité sur la scène internationale.
Le traité de 1786 en toile de fond
Au-delà de la conjoncture géopolitique, cette rencontre a offert l’occasion de rappeler la profondeur des liens qui unissent les deux nations. En qualifiant la relation bilatérale d’« amitié séculaire », M. Landau a ravivé la mémoire de l’un des axes diplomatiques les plus anciens du monde occidental. Le Maroc fut en effet, dès 1777, la toute première nation à reconnaître l’indépendance des jeunes ?tats-Unis d’Amérique, avant de formaliser cette alliance par le Traité de paix et d’amitié de Marrakech en 1786, le plus ancien accord de ce type jamais rompu par Washington.
Fidèle à cet héritage, le Secrétaire d’?tat adjoint a conclu son intervention sur une note d’optimisme historique, se félicitant de relations bilatérales culminant aujourd’hui à « leur meilleur niveau de tous les temps ». Une déclaration qui scelle, dans le marbre de la diplomatie onusienne, un partenariat stratégique majeur pour l’avenir de l’espace euro-africain.