L’onde de choc de la réunion quadripartite de Madrid

Admin By Admin 14/02/2026 4 min read

? la suite de la réunion quadripartite tenue à Madrid le 8 février 2026 sous l’égide des ?tats-Unis, les échos en Algérie reflètent une position complexe, oscillant entre participation diplomatique pragmatique et maintien des principes historiques : L’Algérie continue d’insister, en effet, sur son rôle de partie prenante régionale ou d’observateur, plutôt que de partie directe au conflit. Bien qu’un grand nombre d’observateurs internationaux y voient la fin de la « fiction de l’observateur », Alger maintient officiellement que les négociations directes doivent se dérouler entre le Maroc et le Front Polisario. 

Par ailleurs, le fait qu’Alger ait « accepté » de s’asseoir à la même table que Rabat, alors que les relations diplomatiques sont rompues depuis 2021, est perçu par certains comme une victoire pour la diplomatie américaine de Donald Trump.

Toutefois la ligne éditoriale des médias proches du pouvoir souligne que cette participation ne signifie pas un abandon du soutien au Front Polisario ou du droit à l’autodétermination.; Et, Contrairement aux annonces de percées majeures circulant dans certains médias marocains, des sources proches du dossier à Alger et certains titres de presse tempèrent l’enthousiasme, affirmant qu’aucune annonce formelle n’a encore été produite à l’issue de cette session à huis clos. 

Bref, force serait de constater que, dans un contexte où le Maroc engrange des soutiens internationaux croissants pour son plan d’autonomie (?tats-Unis, Union européenne), l’Algérie cherche à ne pas être exclue du processus de décision pour faire valoir ses intérêts sécuritaires régionaux.

La Réunion quadripartite de Madrid dans la Presse internationale

La presse internationale présente la réunion quadripartite de Madrid (8-9 février 2026) comme un tournant diplomatique majeur, bien que marqué par une extrême discrétion imposée par les ?tats-Unis. Voici les principaux échos rapportés par les médias mondiaux :

Une médiation américaine qualifiée de « musclée

  • « Loi du silence » : Le journal espagnol El Pa?s souligne que Washington a imposé une discrétion absolue sur les échanges pour éviter les fuites susceptibles de faire dérailler le processus;
  • Impulsion de la Maison Blanche : De nombreux analystes, dont ceux de Crisis Group, voient dans cette réunion une volonté de l’administration Trump d’imposer une solution définitive d’ici mai 2026, mettant fin à des décennies de statu quo;
  • Acteurs clés : La présence de Massad Boulos (conseiller spécial de Donald Trump) et de Michael Waltz (ambassadeur des ?tats-Unis à l’ONU) aux côtés de l’envoyé de l’ONU Staffan de Mistura confirme le poids politique accordé à cette session. 

Le plan d’autonomie au centre des débats 

  • Base de négociation unique : Selon The Arab Weekly, les discussions se sont concentrées presque exclusivement sur l’initiative marocaine d’autonomie, désormais largement reconnue par les puissances occidentales comme la seule base « sérieuse et crédible ».
  • Détails techniques : Le ministre Marocain Nasser Bourita a présenté un document de quarante pages détaillant les futures institutions représentatives, le système judiciaire et les finances publiques de la région autonome.
  • Réactions divergentes : Alors que les médiateurs américains et la Mauritanie auraient réagi positivement, les délégations de l’Algérie et du Polisario auraient été « déstabilisées » par le passage d’un débat idéologique à une discussion purement technique. 

Le rôle de l’Algérie

  • Pression de Washington : Certains titres comme The Times of Israel suggèrent qu’Alger ait participé sous la contrainte de menaces de sanctions américaines liées à ses liens militaires avec la Russie et l’Iran.
  • Réintégration du processus : Pour African Security Analysis, le succès de Madrid réside avant tout dans le retour de l’Algérie à la table des négociations, élément jugé indispensable pour toute stabilité régionale durable. 

Vers un accord cadre en mai 2026 

  • Feuille de route « Madrid 2026 » : La presse internationale évoque déjà une prochaine rencontre à Washington en mai prochain pour la signature d’un accord-cadre politique.
  • Prudence : Malgré cet optimisme, des médias comme The Africa Report rappellent que des blocages majeurs subsistent, notamment sur la nomination du leader de la région (nommé par Rabat ou élu ?) et sur l’opposition persistante de quelques polisariens.

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