Maroc-Suède : Mission accomplie pour Najiba Mounib

La délégation de partis marocains de gauche ayant effectué une visite de travail en Suède avec au programme des réunions avec les différents courants de la scène politique de ce pays a souligné, le 9 octobre 2015, à Rabat, le succès de sa mission.

Lors d’une conférence de presse, la délégation conduite par la Secrétaire générale du Parti socialiste unifié (PSU), Mme Nabila Mounib, et composée de Mohamed Ben Abdelkader de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), de Rachida Tahiri du Parti du progrès et du socialisme (PPS) et de Mostafa Bouziz du PSU, a indiqué que cette visite de deux jours, constitue un pas décisif devant inciter le Maroc à mettre en œuvre une stratégie intégrée et participative profonde qui s’appuie sur le droit et des données exactes.

Dans ce cadre, Mme Mounib a indiqué que la délégation a eu des réunions fructueuses avec des hommes politiques, des parlementaires, des acteurs de la société civile et des présidents de think tank suédois et étrangers sur les développements de la position de Stockholm au sujet de l’intégrité territoriale du Royaume en vue de livrer des éclaircissements sur le contexte historique et humain de la première cause nationale.

Après avoir souligné les dangers guettant cette question notamment la forte infiltration des séparatistes de la société civile suédoise, elle a souligné que l’Etat de la Suède n’a pas une connaissance ni une maitrise globale des ramifications de la question du Sahara.

Partant de cette donne, Mme Mounib a appelé à l’activation d’une diplomatie marocaine forte et participative intégrant les hommes politiques, les acteurs économiques, les intellectuels et les activistes des droits de l’Homme qui sont en mesure d’assumer la responsabilité de cette cause, qui constitue une affaire du peuple tout entier non celle d’un régime comme c’est le cas en Algérie.

Les responsables suédois ont assuré à la délégation que la reconnaissance de la prétendue fantomatique république ne fait pas partie de l’agenda de la Suède, a-t-elle poursuivi, relevant que les membres de la délégation ont expliqué à leurs interlocuteurs suédois que les derniers développements que connait le monde requièrent la fédération des efforts constructifs d’autant que l’histoire progresse grâce aux grands consensus historiques.

Pour sa part, Mme Tahiri du Parti du progrès et du socialisme (PPS) a souligné que la délégation a réussi à transmettre la position marocaine au sujet de ses provinces du Sud au plus haut niveau de l’Etat de la Suède, mettant l’accent sur la nécessité d’institutionnaliser cette rencontre dans le cadre d’une stratégie diplomatique globale.

Elle a aussi souligné l’importance de renforcer toutes les composantes de la diplomatie parallèle afin que le rôle des partis politiques et des parlementaires ne soit pas limité à celui des « sapeurs-pompiers ». Quant à M. Benabdelkader de l’USFP, il a indiqué que c’est la première fois que les parties suédoise et marocaines amorcent un dialogue politique institutionnel entre les partis de gauche marocains et suédois.

Après avoir qualifié l’initiative de réussie et encourageante et relevé que la délégation avait adopté une approche cohérente, M. Benabdelkader a souligné la nécessité d’activer le rôle de la diplomatie partisane pour travailler en complémentarité avec la diplomatie publique et officielle.

De son côté, M. Bouziz du PSU a déclaré que la délégation a su, grâce à la manière avec laquelle elle a exposé la cause nationale en instaurant un dialogue démocratique et un discours fondé sur les concepts de droits de l’homme et démocratique, déstabiliser les interlocuteurs suédois qui ont fait part de leur disponibilité à revoir leur position sur cette question.

La mission de la délégation s’est trouvée devant trois écueils majeurs en l’occurrence la sympathie de la société civile suédoise avec le polisario et les populations de Tindouf, l’image négative qu’a la société suédoise sur le Maroc, outre la question de reconnaissance et ses mécanismes intérieurs qui ne sont pas connus avec exactitude, a-t-il noté.

A l’unanimité, le gouvernement, les partis politiques et l’ensemble des composantes de la société marocaine ont vigoureusement condamné les développements dangereux dans la position de Stockholm à l’égard de la question du Sahara, prônant le recours à l’ensemble des moyens de pression pour faire échouer toute tentative de reconnaitre l’entité fantoche.

Source : La Nouvelle Tribune et la Map

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